J'étais figée. Pétrifiée par l'horrible nouvelle. Je ne pouvais –non, je ne voulais pas y croire. Edward, parti ? C'était totalement invraisemblable. Hélas, les visages autour de moi étaient totalement sérieux. Même Emmett s'était abstenu de faire une blague dont lui seul avait le secret. Je devais m'y résoudre. Il était réellement parti. Mais où ? Pourquoi ? Que s'était-il passé ?
- Je suis désolé. murmura Carlisle.
- Où... Où est-il parti ? Pourquoi ? mon débit s'accélérait, devenant difficilement compréhensible, même pour des vampires. Pourquoi ? Que s'est-il passé ?
Carlisle me prit dans ses bras, essayant de me calmer. Il regarda Alice avec insistance, attendant visiblement qu'elle me donne des explications.
- Edward était assis à côté de la nouvelle élève, Isabelle Swan, en biologie. Le sang de Bella l'a attiré. Plus que n'importe quel autre sang ne l'avait jamais fait. commença Alice.
- Oh mon dieu... murmurai-je avec horreur. Il l'a...
- Non. Pendant toute l'heure, il s'est fait violence pour ne pas la toucher. J'aurais voulu lui parler, pour qu'il se détende, dans la voiture. Je voyais qu'il prévoyait de s'en aller, et je croyais que discuter l'aiderait, qu'il évacuerait tout ce qu'il a pu ressentir... mais il n'a pas décroché un mot de tout le trajet. Dès que nous sommes arrivés, il nous a demandé de descendre, et il est reparti immédiatement. Je l'ai vu arriver à l'hôpital, et demander à Carlisle de lui prêter sa Mercedes. Actuellement, il se dirige vers l'Alaska.
- Il va chez Tanya ? interrogeai-je.
- Apparemment, oui. Je pense qu'il veut prendre du recul, et réfléchir loin d'ici. Il en a besoin. répondit-elle.
- On n'a qu'à aller le chercher ! s'exclama Emmett.
- Mais enfin Emmett ! s'exclama Alice. Réfléchis un peu ! Si il est parti, c'est pour pouvoir réfléchir SEUL, pas pour que l'on soit sur son dos en permanence ! Franchement si tu veux retarder son retour, vas-y, ne te gêne surtout pas ! Ca prendra juste un siècle au lieu d'un an !
A la mention du retour d'Edward, je me sentis soudain beaucoup plus intéressée par la conversation.
- Quand reviendra-t-il ? demandai-je.
Je ne sais pas vraiment. admit Alice. Vu son état d'esprit, je pense qu'il ne faut pas compter sur lui avant une semaine. Mais je suis presque sûre qu'il reviendra dans moins d'un mois.
J'eus un soupir, qu'elle remarqua.
- Ne t'en fais pas, Esmé. dit Alice d'un air encourageant. je vous préviendrais tous dès que je verrais son retour.
- D'accord. Merci Alice. fis-je avec un petit sourire.
La soirée se passa tristement, en silence. L'absence d'Edward créait un vide palpable. Pour se distraire, Jasper fit un bras de fer avec Emmett. Je me songeai d'ailleurs vaguement que Jasper devait vraiment s'ennuyer pour faire un jeu auquel il était certain de perdre. Vers onze heures et demie, Rosalie partit chasser, accompagnée d'Alice.
La semaine s'écoula ainsi. Le dimanche soir, toujours aucune nouvelle d'Edward. « Mardi, ça fera une semaine » pensai-je. « Oh, Edward, quand vas-tu revenir ? »
Le lundi matin, je décidai d'aller faire le point à propos de la maison de ce cher Mr.OWEN. Le pauvre, je l'avais totalement laissé tomber cette semaine, je devais rattraper le coup.
J'allai donc voir où en était la restauration, et vérifier chaque détail des quarante-six pièces du manoir me prit toute la matinée, ainsi qu'une bonne partie de l'après-midi. A 16h30, Mr.OWEN m'invita à prendre le thé. J'essayai de décliner l'invitation le plus poliment possible, mais il insista tellement que je finis par céder. J'avalai le liquide amer sans faire une seule grimace par rapport à son goût – totalement insipide, comparé au sang. Nous parlâmes un petit moment du chantier, du travail des ouvriers, qui était remarquable. Je rentrai quand il fit dériver la conversation sur ma vie sentimentale, si j'étais mariée ou avais des enfants... Je lui aurais bien dit que j'avais cinq enfants, qui étaient tous au lycée, rien que pour voir sa réaction, mais finalement, je trouvai plus sage de ne rien dire et de rentrer.
J'ouvris la porte d'entrée, et me figeai instantanément. Quelqu'un jouait du piano. Une mélodie douce et mélancolique à la fois. Je reconnus immédiatement « Clair de Lune ». Une seule personne au monde savait jouer le morceau de cette manière, en exprimant toutes les nuances et les sentiments contenus dans le morceau. La mélopée s'interrompit, et j'entendis des pas légers approcher. Si mon c½ur avait pu s'arrêter de battre, il l'aurait fait.
Muette et immobile, je fixai intensément la silhouette qui venait d'apparaître à l'angle du couloir.
Et voilà, le nouveau chapitre est là !!!!! j'espère vraiment qu'il vous a plu, et désolée pour le retard ^^" ... Bon, à la prochaine pour le prochain chaps !!!!!!! Bizzzz PS : donnez moi votre avis, il m'intéresse vraiment !!!!